13. septembre 2017

Des difficultés médicales, familiales et personnelles

Situation de départ
B. est venu tôt le matin pour un entretien en urgence. Il n’en pouvait plus, il était à bout de nerfs. L'homme semblait très nerveux, tendu et triste. M. B. raconta qu’il avait des difficultés familiales depuis des années, qu’il consommait ponctuellement du cannabis et qu’il se sentait parfois d’humeur dépressive. Il se réveillait souvent paniqué la nuit parce que de terribles souvenirs vécus dans son pays d'origine lui revenaient en mémoire. La dernière fois qu’il était allé là-bas en vacances, un conflit avait dégénéré en violence. Il avait par la suite consulté un psychiatre. Celui-ci lui avait prescrit des médicaments psychotropes sans lui indiquer exactement la dose. A son retour en Suisse, il ne fut pas possible d’avoir un suivi régulier. Depuis lors, M. B. a souvent des pensées suicidaires. « J’ai déjà écrit ma lettre aux adieux » murmura-t-il. En fait, il ne voulait en parler à personne. Toutefois, l'assistante sociale de Proitera s’était présentée il y a quelque temps à l'équipe, il avait entendu de bonnes choses sur elle et il n’avait eu besoin que d’attraper son téléphone, ajouta-t-il pour demander un rendez-vous. Au cours de la conversation, M. B. fondit en larmes et il en fut stupéfait.

Demande faite à Proitera
Faire quelque chose pour lui faire reprendre pied. « Aidez-moi », dit-il désespérément. « Je suis au bout du rouleau ! »

Intervention de crise
Pour Proitera, ce fut une situation d'urgence qui nécessitait une action rapide. Heureusement que l’homme avait pu utiliser la bouée de sauvetage qu'est Proitera. L'objectif était d’offrir de la compréhension, de l'assistance et de convaincre M. B. que sa famille avait besoin de lui. Le but était de lui montrer qu’il y avait des moyens de sortir de cette impasse. Oui, l’homme qui croyait s’enfoncer « dans un trou noir » avait complètement oublié les enfants. La première priorité fut de stabiliser l’état psychique. On ne pouvait exclure qu’il se mette en grave danger. Aussi la déclaration selon laquelle il prenait des médicaments psychotropes sans surveillance médicale était un signe qu’il fallait faire appel à d'autres professionnels de la santé. L'assistante sociale prit son téléphone et fut en mesure d'obtenir l'admission immédiate dans un hôpital psychiatrique. Après avoir consulté l’employé, l'assistante sociale contacta le supérieur et pour finir l'épouse. Celle-ci fut terrifiée mais simultanément soulagée d’entendre que son mari était enfin allé chercher de l’aide et que celui-ci avait trouvé un interlocuteur. M. B. signa notre « convention pour suicidaire » et confirma dans celui-ci qu’il n’avait pas besoin d’être accompagné à son domicile et qu’il ne se ferait rien. On offrit à sa femme d’aller le chercher à la gare et de le conduire directement à la clinique.

Résultat
B. fut apaisé de voir que quelqu'un prenait sa situation au sérieux et y répondait. Les accords furent respectés par tous. M. B. alla rapidement mieux grâce à son séjour en clinique. Le traitement médical fut changé et M. B. constata que ses pensées devenaient plus claires. Ce fut également un soulagement d'entendre le médecin dire que les médicaments sous une dose incorrecte pouvaient provoquer des pensées suicidaires. Lorsque son état de santé se fut stabilisé, il fut autorisé à rentrer chez lui. Une semaine plus tard, il put déjà retourner à travail. Ses collègues et son supérieur étaient heureux de le revoir et se montrèrent très compréhensifs. Même le département des ressources humaines l'accueillit à son retour et le soutint. L'assistante sociale continua à l'accompagner pour consolider sa stabilité sur le lieu de travail. Pour éviter une confusion des rôles, le couple fut adressé à une consultation conjugale. Le psychiatre le suivit pour l'aider à traiter son traumatisme et à gérer ses émotions.

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